Le loup végétarien d’Intermarché : quand Noël désarme les crocs
Écrit par Marie AUFFRAY
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Au début, on croit à une blague.
Un loup ? Végétarien ? Non mais vraiment ?
Puis on regarde la pub. Et tout bascule.
Les idées toutes faites s’effondrent, les a priori fondent comme neige sur poêle chaude.
Un conte moderne qui n’a rien de féérique
Pas de père Noël rieur.
Pas de clochettes qui tintent.
Juste un loup. Un peu seul. Un peu triste.
Et surtout… très bon cuisinier.
Il cueille. Il coupe. Il prépare une quiche.
Aux légumes. Pas au renard. Ni au chevreuil.
Les autres animaux ? Méfiants. Grognons. On les comprend. Un loup, ça mange. Ça chasse. Ça fait peur.
Mais pas lui.
Ce loup-là veut juste partager un repas.
Sans fourchette dans le dos.
Une peluche, une peur… et une histoire au coin du feu
La pub commence dans un salon.
Un enfant déchire le papier cadeau.
Une peluche de loup. Boum. Larmes immédiates.
Il croit qu’elle va le dévorer.
Mais l’adulte à côté sourit.
Et glisse, comme un secret : “Tu sais, moi je connais son histoire…”
Et là, on y est.
Plongé dans un dessin animé doux comme un plaid.
Les flocons tombent, les arbres sont blancs, et le loup marche seul, dans la forêt.
Un peu comme un môme pas invité à l’anniversaire.
Tiens, ça me rappelle quelque chose…
Un peu du Vilain Petit Canard.
Un peu du Grinch aussi.
Mais en version quiche lorraine aux carottes.
Il essaie de se faire aimer.
Sans se déguiser.
Juste en changeant de recette.
C’est pas bête.
Pas de morale, mais un frisson
La pub ne dit jamais : “mangez végétarien”, ni “soyez gentils”.
Elle ne vous tape pas sur les doigts avec une baguette magique.
Elle chuchote. Elle suggère.
Elle montre qu’un geste simple – offrir un plat chaud, c’est déjà un miracle de Noël.
Et ce qui surprend… c’est qu’on y croit.
Une émotion brute, sans filtres ni pixels
Ce film de 2 minutes, réalisé sans aucune IA, a été entièrement animé à la main par les studios Illogic* (Montpellier).
Oui, oui. À l’ancienne. Avec des humains. Des vrais.
60 personnes, 6 mois de travail, et une seule envie : raconter autrement.
Et le résultat ? Une claque douce.
Un vent chaud dans une forêt glacée.
Une pub qui ne vend rien d’autre que… du lien.
Et la musique, vous l’avez entendue ?
C’est “Le Mal-aimé”, de Claude François.
Version orchestrale, douce, lente.
On dirait presque une berceuse.
Et pourtant, chaque mot tape au bon endroit.
“Il était un loup, sans amis, sans amour…”
Bam. La corde vocale du cœur.
Ce que ce loup dit de nous
Il n’est pas parfait. Il doute. Il échoue.
Sa première quiche tombe dans la neige. Personne n’en veut.
Mais il recommence.
Et là… ça fonctionne.
Les autres animaux goûtent. Ils s’adoucissent.
Et soudain, la table est pleine.
Pas d’argenterie. Pas de discours. Juste des patates. Et des yeux brillants.
Vous sentez le fumet qui monte ?
Le thym, le romarin… un peu de muscade.
Même sans viande, on salive.
Un monde où le loup ne mange plus les petits
C’est peut-être ça, le miracle.
Pas la quiche. Pas la neige.
Mais l’idée qu’on peut arrêter de faire mal, même quand on a des crocs.
Et franchement ?
En 2025, c’est pas de trop.
Parce que ce loup, c’est aussi nous.
Pas méchant, juste incompris.
Pas dangereux, juste maladroit.
Et s’il suffisait de changer le menu pour être accepté ?
Pas besoin de rugir.
Juste cuire à feu doux.
Intermarché, oui. Mais poétique.
Derrière cette pub, il y a une stratégie, bien sûr.
Mais ce n’est pas du “greenwashing” ni du pathos dégoulinant.
C’est du récit bien ficelé.
Un conte qui touche l’enfant, le parent, le grand-père… même le chat qui regarde la télé.
Le message final ?
“Mieux manger, un peu chaque jour.”
Et là, d’un coup, le slogan a du goût.
Une publicité… ou un court-métrage d’auteur ?
À l’étranger, des internautes ont cru à un film indépendant.
Pixar ? Miyazaki ? Non. Intermarché.
Et c’est ce qui fascine.
On ne s’y attend pas.
Un supermarché qui ne pousse aucun produit.
Juste un loup qui fait des légumes rôtis.
C’est presque un manifeste.
Contre le bruit. Contre la comédie.
Pour la sincérité. Pour la lenteur.
Pour un autre Noël.
Et si le vrai cadeau, c’était ça ?
Pas un jouet en plastique.
Pas un parfum hors de prix.
Mais une histoire. Une vraie.
À raconter au coin du feu.
À regarder en famille.
À offrir, même, à ceux qui n’ont rien.
Parce qu’au fond…
Ce loup qui cuisine pour ne plus faire peur,
C’est un peu chacun de nous quand on apprend à aimer autrement.
*Fabrication française d’une pub produite entre l’agence parisienne Romance et le studio Illogic basé à Montpellier.
10 idées futées pour faire aimer les légumes à vos enfants (à Noël… et même le 8 janvier)
Certains enfants aiment les brocolis.
D'autres ? Rien que le mot “courgette” leur donne envie de fuir chez mamie.
Alors que faire, surtout à Noël, quand les choux de Bruxelles débarquent avec leur petite odeur de pied mouillé ?
Voici 10 idées (pas magiques mais presque) pour que les légumes passent… comme une lettre au père Noël.
1. Racontez-leur une histoire de loup végétarien
Oui, comme dans la pub Intermarché.
Un loup qui préfère la ratatouille au ragoût de mouton, ça détonne.
Inventez une légende : "Tu sais que les super-héros mangent des épinards pour sauter plus haut ?"
Les enfants aiment les histoires. Et les carottes qui parlent, aussi.
Et si les petits pois devenaient des œufs de dragon ? Hein ?
2. Transformez l’assiette en terrain de jeu
Les haricots en soldats, la purée en volcan…
Faites parler leur imaginaire (et tant pis pour la belle présentation façon Top Chef).
Un visage avec des tomates cerises pour les yeux, une frange de mâche et une moustache de ketchup ?
Succès garanti. Même pour les sceptiques.
Franchement, qui résiste à un bonhomme en patate douce ?
3. Servez-les à l’apéro
Oui, des légumes… à picorer comme des chips.
Carottes en bâtonnets, concombres croquants, petits radis rigolos.
Et surtout : une sauce. Même deux.
C’est fou ce que les enfants mangent quand ils trempent.
On ne sait pas pourquoi ça marche, mais ça marche.
4. Laissez-les cuisiner (et toucher)
Les enfants détestent ce qu’ils ne reconnaissent pas.
Mais s’ils râpent la carotte eux-mêmes ?
S’ils cassent les pois ? S’ils font tomber la courgette par terre puis rigolent ?
Ils seront fiers de goûter leur propre soupe. Même s’il manque du sel. Même si c’est fluo.
5. Ajoutez du fromage (et un peu d’amour)
Le gratin, c’est la cape magique des légumes.
Du comté râpé, une crème un peu coquine, et hop : la betterave devient sympa.
Même le chou-fleur sourit sous la béchamel.
Et puis ça sent bon. Ça croustille. Ça rassemble.
C’est pas une astuce. C’est de l’alchimie.
6. Changez le mot
Un mot peut tout changer.
“Velouté de Noël” ? C’est classe.
“Potage de carottes enchantées” ? Mystérieux.
“Purée verte” ? Non. Beurk.
Soyez créatifs. Jouez avec les noms.
Faites croire que c’est une recette de reine. Ou du cuisinier du Pôle Nord.
Les mots, c’est aussi bon que le beurre. Parfois mieux.
7. Cachez-les… mais pas trop
Oui, le classique.
On râpe les courgettes dans le gâteau au chocolat.
On glisse de la patate douce dans les pancakes.
On met des épinards dans les lasagnes.
Mais attention : ne les trahissez pas.
Dites-le après. Pas avant. L’effet "surprise + fierté" est redoutable.
8. Faites comme si vous vous battiez pour en avoir
L’enfant observe. Tout.
Si vous dites "Encore des brocolis…", il capte l’info : c’est nul.
Si vous chipez dans leur assiette en disant “Roooh tu m’en laisses ?”, ils se méfient… mais ils goûtent.
Et puis, on le sait tous : ce qui est convoité devient tout de suite meilleur.
9. Ne parlez pas de “faire manger des légumes”
Sérieusement.
Pas à table, pas avant, pas après.
Ne dramatisez pas. Ne solennisez pas.
Offrez, proposez, mais sans enjeu.
Faites comme si c’était normal. Comme si les brocolis avaient toujours été là, entre les frites et le pain d’épices.
10. Gardez un joker sucré
Une betterave râpée avec un peu de pomme, une purée de potiron à la cannelle…
Les légumes peuvent être presque des desserts.
Ou des bases de muffins moelleux. Ou des glaçons colorés dans une boisson maison.
S’ils aiment le goût sucré, utilisez-le.
Pas pour les tromper. Pour adoucir la rencontre.
À propos de l'auteur
Marie AUFFRAY
– Maman de trois enfants et grand-mère de quatre petits-enfants, Marie vit Noël comme une fête du cœur. Elle partage ici ses astuces pour des fêtes simples, écolos et remplies de chaleur.
Et vous, quelles sont vos traditions ? Vos idées ? Vos petites habitudes qui font la magie de Noël chez vous ?
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