
La symbolique religieuse de l'olivier
Écrit par Marie AUFFRAY
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L’olivier, cet arbre qui parle aux âmes
L’olivier ne fait pas de bruit. Il pousse lentement. Très lentement. Il observe. Il traverse les siècles sans s’agiter. Et pourtant, dans les textes sacrés, c’est un géant silencieux. Un messager. Une présence presque divine.
On ne l’a pas choisi au hasard, l’olivier. Il n’a rien d’un simple arbre. Il incarne la paix, la foi, l’éternité. Il a ce pouvoir d’ancrer les choses dans le sol... tout en regardant le ciel.
Un rameau et l’espoir revient
Dans la Bible, on le croise très tôt. Juste après le Déluge. Noé lâche une colombe. Elle revient avec un rameau d’olivier dans le bec. Geste simple, image puissante. L’eau s’est retirée. La colère est passée. Le monde peut recommencer. L’olivier devient alors le symbole du pardon, du renouveau. De cette paix fragile qui renaît après la tempête.
Ce n’est pas juste une anecdote. C’est une boussole. Un rappel que même après le chaos, quelque chose peut repousser. L’olivier n’est jamais là pour faire joli. Il dit quelque chose de fort. Il dit “ça va aller”.
Un arbre qui ne meurt jamais vraiment
Ce n’est pas une métaphore, c’est presque vrai. Même quand on croit un olivier mort, il repart. Une branche. Une feuille. Il a cette résilience étrange, cette façon de dire “je suis toujours là”. Dans les récits religieux, ça compte. L’olivier incarne une vie qui ne cède pas, une foi qui s’enracine et résiste.
D’ailleurs, dans certaines régions méditerranéennes, on bénit les rameaux d’olivier à Pâques. On les garde. On les accroche. Parfois, on les brûle plus tard, dans un geste lent, presque rituel. Ce n’est pas une superstition. C’est une transmission.
Jésus et le mont des Oliviers
Difficile de parler de symbolique religieuse sans évoquer ce lieu. Le mont des Oliviers, à Jérusalem, ce n’est pas juste un décor. C’est là que Jésus priait. Là qu’il a été arrêté. Là qu’il pleurait sur le destin de la ville. Un lieu chargé. Douloureux. Lumineux aussi. L’olivier est témoin. Témoin de la peur, de la solitude, mais aussi de la fidélité. Du courage sans bruit.
Et puis cette huile... cette fameuse huile d’olive, qu’on utilisait pour les onctions, les bénédictions, les sacres. L’huile sainte. L’huile qui consacre. On en mettait sur les prophètes, les rois. Pas pour les parfumer. Pour les marquer. Pour les relier à plus grand qu’eux.
Dans l’islam aussi, une lumière s’allume
L’olivier ne parle pas qu’aux chrétiens. Dans le Coran, il est là aussi. Et pas pour faire de la figuration. Une sourate le compare à une lumière divine. Il est “ni d’Orient, ni d’Occident”, dit le texte. Autrement dit : universel. Inclassable. Comme si Dieu l’avait posé là, entre deux mondes, pour nous faire signe.
L’huile d’olive y est décrite comme pure, lumineuse, presque surnaturelle. Pas besoin de feu : elle brille toute seule. Comme une foi intacte. Comme une vérité qu’on n’a pas besoin d’expliquer.
L’olivier dans le judaïsme : racines et alliance
Chez les Juifs, l’olivier est un arbre de bénédiction. Un arbre qui relie. Dans les psaumes, on parle de l’homme juste comme d’un olivier verdoyant. Il pousse dans la maison de Dieu, enraciné, solide, plein de vie.
Et cette image revient souvent. Un tronc. Des branches. Des générations. L’idée d’un peuple planté là, debout, en lien direct avec le divin. On bénit l’huile. On la pose sur le pain. On s’en sert pendant Hanoucca, dans la ménorah. Toujours la même lumière. Toujours ce feu doux, fidèle, presque secret.
Un symbole plus actuel qu’il n’y paraît
Certains diront que ce sont des vieilles images. Des histoires d’un autre temps. Mais franchement... est-ce qu’on n’a pas besoin, aujourd’hui, de ce genre de repères ? D’un symbole qui ne clignote pas, qui ne crie pas, mais qui reste ? Tranquille. Ancré. Présent.
L’olivier, c’est ça. Une promesse qu’on ne rompt pas. Une foi qui tient sans faire de bruit. Un geste de paix dans un monde qui court dans tous les sens.
Foire aux questions sur la symbolique religieuse de l’olivier
Que symbolise le rameau d’olivier dans la Bible ?
Il représente la paix retrouvée après le chaos. Noé en reçoit un après le Déluge. Un petit rameau… pour un immense soulagement.
Pourquoi l’olivier est-il considéré comme sacré ?
Parce qu’il traverse les textes sacrés sans faiblir. Il est lié à Dieu, à la foi, à la lumière. Et puis, il résiste à tout. C’est pas rien.
Que signifie l’huile d’olive dans les rites religieux ?
Elle consacre, bénit, relie. On l’utilise pour les rois, les prophètes, les rituels. C’est un peu comme une lumière liquide.
Quel est le rôle du mont des Oliviers dans le christianisme ?
C’est un lieu fort. Intense. Là où Jésus priait, tombait, espérait. Et toujours… entouré d’oliviers. Comme une armée silencieuse.
L’olivier est-il aussi important dans l’islam et le judaïsme ?
Oui, mille fois oui. Il est lumière dans le Coran, justice dans les psaumes. Il parle à tous. Sans faire de bruit. Mais il parle.
À propos de l'auteur
Marie AUFFRAY – Maman de trois enfants et grand-mère de quatre petits-enfants, Marie vit Noël avec passion. Inspirée par ses valeurs et son amour pour les fêtes, elle partage ses astuces pour un Noël plus écologique, simple et chaleureux.
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